Aidez Abribus:

Faites un don

 
Bienvenue sur la ligne ABRIBUS
Vous êtes à la station Revue de presse

 

Album
 Photos

Sommaire :

Abribus fait l'impossible (Dernières Nouvelles d'Alsace, Mardi 11 Décembre 2001)


Lors de chacune de ses tournées, Abribus distribue quelque 150 repas chauds.(Photo DNA)

A raison de trois tournées par semaine, l'association Abribus distribue chaque hiver aux Strasbourgeois les plus démunis 8 000 repas chauds et autant de colis alimentaires. Tout cela sans argent public !

Le jeudi, le vieux bus fait sa première halte à l'angle de la place Kléber et de la rue des Francs-Bourgeois. Il a ce soir un peu de retard. Les habitués trouvent le temps long ; il fait un froid de canard. A 19 h 40, le voilà enfin, à l'autre bout de la place. Le temps de récupérer les invendus du jour à la Brioche Dorée, et il vient se garer à l'endroit habituel. Ce soir, c'est soupe aux champignons en entrée, knacks (ou poulet) à suivre avec purée de pommes de terre « maison », fromage et dessert. Les plats ont été préparés par les bénévoles de l'association en fin d'après-midi, à l'Espace jeunes de la Cité de l'Ill. Après manger, chacun peut percevoir un colis alimentaire. De quoi pique-niquer le lendemain.

Au bastion on s'impatiente

Le bus est ouvert à tout le monde. Des clochards pittoresques y côtoient de jeunes hommes propres sur eux. Passent également quelques femmes. Ce soir, l'une d'elles est venue avec son fils de trois ans. L'équipe d'Abribus est aux petits soins pour le garçonnet. Au bout d'une heure, les convives sont invités à descendre du bus, qui doit maintenant rejoindre la gare.

Anita, co-responsable de la tournée, met son équipe en garde : le public y est parfois turbulent. Quelques jeunes ont en effet les nerfs à fleur de peau, mais on ne déplore finalement aucun débordement. A 21 h passées, il est grand temps de mettre le cap sur le bastion de la rue de Rothau, refuge municipal ouvert chaque hiver depuis 1993. Là-bas, on s'impatiente. A 22 h, les réserves épuisées, l'équipe décompresse, mais la soirée continue. Il s'agit de rentrer à la Cité de l'Ill. Au programme : vaisselle et nettoyage du bus. Comme celle du jeudi, la tournée du samedi passe par la gare et s'achève au bastion. Mais elle marque son premier arrêt au foyer municipal de la rue Fritz-Kiener, et non place Kléber. Le dimanche, il n'y a qu'une seule halte (gare). « A partir de janvier, nous aimerions bien proposer un second arrêt, place de la Bourse », indique Hamid Fares, ancien président d'Abribus.

Un public de plus en plus jeune

Au fil des ans, le public d'Abribus a un peu évolué. « Il y a toujours autant de monde, mais les gens sont de plus en plus jeunes. On voit également de plus en plus d'étrangers. » Abribus réussit chaque hiver un authentique tour de force. Avec un budget d'à peine 30 000 F, l'association distribue environ 8 000 repas et presque autant de colis alimentaires de novembre à avril, à raison de trois tournées par semaine. « La Ville de Strasbourg et la CTS mettent à notre disposition le vieux bus et nous en assurent l'entretien. Ce sont nos seules aides publiques. D'ailleurs, nous n'en voulons pas d'autres, insiste le président. Notre argent provient des bénéfices de manifestations organisées à notre profit par des étudiants et des collégiens, ainsi que de dons. Sans oublier notre tombola annuelle. » Le gros des recettes est consacré au bus : frais de carburant et assurance. La nourriture provient, pour l'essentiel, de la banque alimentaire. Abribus peut compter sur une soixantaine de bénévoles. « Alors que les associations caritatives s'appuient souvent sur des retraités, plus de la moitié de nos bénévoles sont étudiants », observe encore le président de cette association décidément singulière.

H.H. © Dernières Nouvelles d'Alsace, tous droits de reproduction réservés

L’Abribus récompensé (Dernières Nouvelles d'Alsace, Mercredi 3 octobre 2001)

Le Rotary-club Strasbourg Kléber, présidé cette année par André Pultier, a remis en présence de Claude Wind, gouverneur 2001/2002 du district 1680, le prix Servir à l'association Abribus.

Ce prix, remis sous la forme d'un chèque d'une valeur de 2300 euros, récompense des jeunes qui se sont démarqués durant l'année par leurs actions en faveur des sans-abri. Abribus, association locale, essaie chaque année pendant la saison hivernale d'apporter un peu de réconfort aux SDF de Strasbourg, en leur proposant des repas et cafés chauds, ainsi que de l'écoute et de la bonne humeur, en sillonnant la ville au moyen d'un bus. Le Rotary Club Kléber s'est impliqué en 2000/2001 dans les actions menées par Abribus, en participant notamment à plusieurs reprises à la préparation et à la distribution des repas. Il a souhaité manifester son soutien à cette association qui a permis aux rotariens d'être confrontés à la réalité du terrain et d'apprécier l'action remarquable de générosité et d'engagement des membres de l'association Abribus. L'activité de l'association Abribus nécessite un budget global par saison (octobre à avril) d'environ 4 000 euros (essence du bus, achat de couverts en plastique, assurance sont les principales dépenses de l'association). Abribus a fait le choix de s'autofinancer (i.e. pas de subventions publiques). L'association participe à travers tous ses membres à la recherche active des financements tels que l'« ensachage » dans les supermarchés, les dons (de particuliers, d'entreprises, du Rotary-club), l'organisation de concerts, de tombolas... Abribus qui reprend « ses tournées » vers la mi-octobre invite toute personne qui souhaite participer aux actions de l'association à prendre contact avec son président Mr Eschenlauer Jean-louis 06-20-40-94-66.

© Dernières Nouvelles d'Alsace, tous droits de reproduction réservés

Du pain et une écoute pour les plus démunis (l'Alsace, Mercredi 04 avril 2001)

A Strasbourg, l'association Abribus les accueille et leur distribue des repas lors de tournées en autocar. Elle recherche un chauffeur et un local.

UN ESPACE pluriel ; ainsi peut-on présenter le véhicule de l'association Abribus. Trois soirs par semaine, des bénévoles y distribuent des repas aux plus démunis. Avec un coin café, un coin cuisine, une petite cantine, l'intérieur du véhicule est réservé à l'espace repas. La distribution d'assiettes chaudes ou de colis à emporter est l'activité principale de l'association : les denrées fournies par la Banque alimentaire lui permettent d'offrir près de 10 000 repas chaque année, entre les mois d'octobre et d'avril. « La faim n'est plus une cause de mortalité en France. Ce n'est pas le cas du froid et de la solitude. C'est pourquoi notre bus se veut également un espace d'échange », observe Hamid Fares, le jeune président d'Abribus. « Par exemple, c'est autour du bus que les SDF se confient le plus facilement », poursuit-il. Antoine, qui participe aux tournées depuis 5 ans, renchérit, « il faut beaucoup de temps pour bâtir une relation avec eux, ce sont des gens méfiants mais qui sentent si le courant passe ». À l'extérieur, à l'arrière de l'autocar, un espace pour la distribution de vêtements a été aménagé. Outre son aspect utilitaire, essentiel, il permet d'établir un premier contact avec les sans-abri.

Premier pallier

Les bénévoles qui animent les tournées d'Abribus viennent d'horizons très divers. On y trouve un conducteur de train à la retraite, des étudiants, mais aussi des actifs. Parmi eux, Paule, responsable de la tournée du jeudi. Elle confie que « quand arrivait Noël je n'avais plus envie de manger. C'est pourquoi un 24 décembre j'ai participé à ma première tournée ; depuis je n'ai plus quitté l'association ». Montée en 1995 par une équipe de compagnons scouts de France de la Robertsau, Abribus oriente aussi les sans-abri vers d'autres organismes. « Nous sommes un premier pallier d'insertion. Nous espérons donner aux SDF un élan, si ce n'est pour la vie, du moins pour la nuit », remarque Hamid Fares. Evoquant la gestion de l'association, ce dernier souligne que « on se bat pour rendre la tournée vivante, tout autant que pour remplir la caisse » ! En effet, dans son fonctionnement quotidien, Abribus a choisi l'autofinancement. Elle le réalise grâce aux dons de particuliers et aux subventions d'organismes privés, mais également en montant des opérations d'ensachage dans les magasins ou différentes manifestations.

Matches d'impro

Ainsi une soirée de matches d'improvisation a été organisée en février en collaboration avec l'Inédit théâtre. Le tarif d'entrée se payait en gâteaux à destination des sans-abri. Par ailleurs, l'association sera présente place Kléber, à l'occasion du Projet cité jeune du 21 au 24 avril. Abribus est actuellement à la recherche de bénévoles et d'un chauffeur poids lourds pour ses tournées. D'autre part, bien qu'aujourd'hui l'association dispose de l'Espace jeune de la Cité de l'Ill pour préparer les repas, la poursuite de son activité est suspendue à l'obtention d'un nouveau local pour la saison prochaine. S'il est une nécessité pour le fonctionnement concret de l'association, l'espace est aussi présent dans l'esprit de gens qui consacrent un peu de leur temps à aider les plus démunis.

L'autocar de l'association Abribus offre aux plus démunis un espace repas, un espace pour la distribution de vêtements et un espace d'échange.

Jean-Marc Loos / Philippe Bohlinger © L'Alsace tous droits de reproduction réservés

Le bus s’arrêtera trois fois (Dernières Nouvelles d'Alsace, Vendredi 28 janvier 2000)


Quelques 150 repas sont servis le jeudi par les bénévoles du bus de la solidarité.(Photo DNA - Bernard Meyer)

Le jeudi, les bénévoles d'Abribus se réunissent autour de Frédérique pour servir au débotté quelque 150 repas aux plus démunis. Le bus s'arrête aux stations Kléber, Gare, et Bastion, terminus de la tournée. Tranche de vie.

19 h, rue de la Doller. Au premier étage de l'espace jeunes de la cité de l'Ill, c'est le coup de feu en cuisine. Tandis que les cuisses de poulet finissent de dorer, Djamel, Jean, Michel et Bertrand commencent à charger le bus hors d'âge. « Nous sommes toujours à la bourre quand il y a du poulet », constate Frédérique, responsable de la tournée du jeudi. La banque alimentaire a livré des victuailles dès 14 h. La préparation des 150 repas a débuté à 17 h, comme d'habitude, en petit comité ; le reste de la troupe a rendez-vous place Kléber. Le stock du jour a été complété par un lot de barquettes en surplus que Frédérique a récupéré au centre d'accueil de la rue Fritz-Kiener avant de rejoindre son équipe aux fourneaux.

« Mais il y a plein de choses ? ! »

19 h 45, place Kléber. Arrivée du bus, qui se gare face aux Nouvelles Galeries. Le chauffeur s'est arrêté deux fois en route, dans des boulangeries réservant à l'association leurs invendus du jour. « On récupère principalement du pain. Mais l'autre jour, on a même eu droit à des galettes », explique Bertrand. Aujourd'hui, il n'y a pas de galettes, mais il y a du choix. En entrée : taboulé, salade de carottes ou charcuterie. A suivre : poulet, knacks ou escalopes cordon-bleu, accompagnés de chou. Puis fromage et dessert ! Jennifer, qui vient d'arriver, découvre la bonne surprise : « Mais il y a plein de choses ? ! » Du coup, ceux qui le voudront pourront repartir avec de petits colis de nourriture et du lait. 20 h 30, départ pour la gare. Partie à cinq de la cité de l'Ill, l'équipe d'Abribus, par un prompt renfort, se retrouve à douze en arrivant à la gare. « On est presque trop ce soir », constate Frédérique. « Quand c'est comme ça, l'avantage, c'est qu'on peut accorder plus de temps à ceux qui viennent nous voir. On ne passe pas tout notre temps à servir. »

Cohue au Bastion

21 h 20, arrivée au Bastion (centre d'hébergement). Après un demi-tour, le bus se gare rue de Koenigshoffen. « Nous n'avons plus de marche arrière, c'est pour cela que je ne rentre pas dans la rue de Rothau », explique le chauffeur, Michel, retraité de la SNCF. Il vient un jeudi sur deux, en alternance avec Darius, qui est passé dire bonjour tout à l'heure, place Kléber. A l'arrivée du bus, surprise, seuls quelques habitués poireautent. Mais le mot est vite passé et c'est bientôt la cohue dans le bus. 22h 10. Il n'y a plus une knack, plus une clémentine, plus rien. Frédérique est contrariée : « Ça devient de la folie. » Sur le trottoir, le ton monte entre deux hommes. La routine. Frédérique donne le signal : « On rentre ! » Sur le chemin du retour, l'ambiance est joyeuse. On chante, on chahute, bref, on décompresse. Mais il faut encore nettoyer la cuisine et le bus. La soirée n'est pas finie. Pour les plus résistants, elle se terminera dans un petit bar de l'avenue des Vosges, devant une bière bien méritée.

Hervé Houot © Dernières Nouvelles d'Alsace, tous droits de reproduction réservés

La Tordue pour la bonne cause (Dernières Nouvelles d'Alsace, Vendredi 8 mai 1998)

La soirée du Molodoï au profit de l'association Abribus, qui distribue des repas chauds aux plus démunis, s'est soldée par une réussite inespérée, grâce notamment à la présence du trio La Tordue. Les membres de l'association Abribus, organisatrice de la soirée, étaient littéralement dépassés par les événements : ils s'attendaient à 300 personnes et en ont accueilli plus du double. Ce succès incontestable, d'autant plus surprenant que Louise Attaque se produisait au même moment juste à côté, à la Laiterie, était dû en grande partie à la participation de La Tordue, un petit groupe qui monte. La convivialité était de mise tout au long de cette soirée à l'ambiance tour à tour cirque, foire et rock musette. Avant le concert de la tête d'affiche, plusieurs groupes s'étaient relayés pour chauffer la salle, si tant est qu'il fallait encore le faire. Un bouquet de lilas sur le coin du bar rappelait le printemps dans cette petite salle sombre, qui semblait métamorphosée en coulisse de plein air pendant les performances des jongleurs, cracheurs de feu et autres acrobates.

Poésie de la sobriété

A peine le groupe la Tordue arrivait sur scène, que les acclamations du public se transformaient en choeur pour le premier refrain. Le trio, tout en noir, notamment le chanteur véritable hidalgo au regard sombre, avec son pantalon impeccablement repassé, se concentrait essentiellement sur la musique et laissait très peu de battement entre deux morceaux. Cette performance très sobre, presque austère, alliée à une économie de gestes et de paroles avait l'avantage de valoriser la poésie des textes, dans la mouvance de la « chanson réaliste » comme ceux des Têtes raides et des Casses Pipes. Malgré une sono déplorable, le public est resté enthousiaste jusqu'au bout.

V.H. © Dernières Nouvelles d'Alsace, tous droits de reproduction réservés

Abribus et Cap Juby (Dernières Nouvelles d'Alsace, Samedi 11 janvier 1997)

Julie Bachelli et ses amis distribuent en hiver des repas aux sans-abri. Pour ce faire, ils ont récupéré un bus auprès de la CTS, qu'ils ont aménagé en cantine mobile et baptisé Abribus (voir DNA du 28/12/95). Après avoir confectionné les repas -grâce aux denrées fournies par la Banque alimentaire et les commerçants de la Robertsau- les jeunes gens (20 ans de moyenne d'âge) partent en tournée le soir. Le circuit comporte trois escales : la rue Fritz-Kiener, la rue de Rothau, la place de la Gare. Chaque jeudi et samedi (et bientôt le dimanche), ils servent ainsi 120 repas . Affrété l'an dernier, Abribus a repris son service en novembre avec un budget de 45 000F. Les jeunes s'autofinancent (à hauteur de 8 000F) à travers diverses actions. Ce qui leur manque : un local pouvant servir à la préparation des plats.

© Dernières Nouvelles d'Alsace, tous droits de reproduction réservés